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Corgémont : une ouverture qui n’aurait peut-être jamais dû avoir lieu

il y a 8 heures
5 min de lecture

Le 16 septembre 2026, La Parisienne ouvrait les portes de son nouveau point de vente au 21 Grand’Rue à Corgémont.

Pour les personnes qui sont venues découvrir la boutique ce matin-là, il s’agissait simplement d’une nouvelle boulangerie qui ouvrait dans le village.

Mais derrière cette ouverture se cache une histoire bien particulière.

Car quelques semaines auparavant, nous pensions encore que La Parisienne à Corgémont ne pourrait jamais voir le jour.

Et si nous sommes aujourd’hui présents dans le village, c’est en grande partie grâce à deux personnes qui ont décidé, à un moment où nous ne nous y attendions absolument pas, de nous faire confiance.


Une boulangerie que nous avions envie de reprendre


Avant La Parisienne, les habitants de Corgémont connaissaient cette adresse sous le nom de Chez Jean-Pierre.

La boulangerie occupait déjà une place importante dans la vie du village et avait également une particularité : elle accueillait la filiale postale de Corgémont.

Lorsque Chez Jean-Pierre a fermé ses portes le 31 juillet 2026, le service postal installé dans la boulangerie a lui aussi été interrompu temporairement.

Lorsque la possibilité de reprendre le commerce s’est présentée, l’idée nous plaisait énormément.

Continuer à faire vivre une boulangerie dans le village, conserver un commerce de proximité et permettre également le maintien du service postal avait beaucoup de sens pour nous.

Il y avait simplement un problème.

Et pas un petit.

Nous n’avions pas l’argent nécessaire pour reprendre Corgémont.


Parfois, une simple discussion peut tout changer


À ce moment-là, nous pensions donc devoir renoncer.

Puis un jour, nous avons parlé du projet avec Mike et Marjorie Todeschini, de Todeschini S.A.

Nous leur avons expliqué la situation assez simplement : nous aurions aimé reprendre la boulangerie de Corgémont, mais financièrement, nous ne pouvions pas nous permettre une nouvelle reprise.

Et pendant cette discussion, quelque chose d’assez inattendu s’est produit.

Mike et Marjorie se sont regardés.

Et tous les deux semblaient penser à la même chose :

nous aider.

À ce moment-là, rien n’était encore décidé.

Mais cette discussion a ouvert une porte que nous pensions jusque-là fermée.


D’une conversation à un véritable projet


Ce qui aurait pu rester une simple idée discutée autour d’une conversation a commencé à devenir beaucoup plus concret.

Il y a eu plusieurs échanges.

Plusieurs réunions.

Des discussions sur le projet, sur son financement et sur la manière dont cette reprise pourrait réellement devenir possible.

Puis Mike et Marjorie ont finalement pris une décision qui allait tout changer pour nous :

ils ont accepté de nous prêter l’argent nécessaire pour permettre la reprise de Corgémont.

Nous n’oublierons jamais ce geste.

Parce qu’au-delà de l’aide financière, il représente surtout quelque chose de beaucoup plus important à nos yeux :

de la confiance.

Ils auraient très bien pu écouter notre histoire, nous souhaiter bonne chance et la discussion se serait arrêtée là.

Ils n’avaient aucune obligation de s’impliquer dans notre projet.

Et pourtant, ils ont décidé de le faire.

Ils ont choisi de croire en La Parisienne et de nous donner la possibilité d’aller plus loin.


Sans eux, La Parisienne à Corgémont n’existerait probablement pas aujourd’hui


Nous tenons à le dire clairement :

sans Mike et Marjorie Todeschini, nous n’aurions probablement pas pu ouvrir La Parisienne à Corgémont.

Ce n’est pas une phrase écrite simplement pour les remercier.

C’est réellement ce qui s’est passé.

Nous n’avions pas les moyens de financer seuls cette reprise et leur prêt a permis de transformer un projet auquel nous pensions devoir renoncer en une boulangerie bien réelle.

Une boulangerie dans laquelle les habitants peuvent aujourd’hui venir chercher leur pain, leurs croissants, leurs pâtisseries ou leurs sandwichs.

Et cette confiance qu’ils nous ont accordée, nous ne la considérons absolument pas comme acquise.

Nous leur en sommes énormément reconnaissants.


Le 16 septembre, les portes s’ouvrent enfin


Après les réunions, les discussions, les décisions et toute la préparation nécessaire, le projet est finalement devenu réalité.

Le 16 septembre 2026, La Parisienne ouvrait officiellement ses portes à Corgémont.

La date avait d’ailleurs quelque chose d’un peu particulier pour nous.

La veille, le 15 septembre, nous venions tout juste de transférer l’ensemble de notre production de Sonvilier vers notre nouveau laboratoire de Courtelary.

En seulement deux jours, une grande partie de l’organisation de La Parisienne avait changé.

Depuis, les produits destinés à Corgémont sont préparés dans notre laboratoire de Courtelary avant de rejoindre chaque jour d’ouverture la boutique de Corgémont.

Pain, viennoiseries, pâtisseries, sandwichs, produits salés… notre production se fait désormais à quelques kilomètres seulement du magasin.


Une boulangerie, mais aussi le retour d’un service pour le village


La reprise de Corgémont représentait aussi autre chose.

Au 21 Grand’Rue, la boulangerie accueillait depuis déjà plusieurs années une filiale de La Poste.

À la fermeture de Chez Jean-Pierre, ce service avait dû être interrompu temporairement.

Avec l’ouverture de La Parisienne, nous avons souhaité conserver cette particularité du commerce et permettre au service postal de retrouver sa place dans le village.

Aujourd’hui, on peut donc venir à la même adresse chercher son pain ou ses viennoiseries et effectuer les prestations postales proposées par la filiale.

Pour nous, maintenir ce genre de services dans nos villages est important.

Une boulangerie de village n’est pas uniquement un endroit où l’on achète du pain.

C’est aussi un commerce de proximité, un lieu dans lequel les gens passent régulièrement et parfois un service que l’on réalise vraiment à quel point il compte lorsqu’il disparaît.


Des personnes derrière chaque ouverture


Lorsque l’on voit une nouvelle enseigne apparaître sur une façade, on ne voit pas forcément tout ce qui s’est passé avant.

Les discussions.

Les hésitations.

Les problèmes à résoudre.

Les personnes qui donnent un coup de main.

Et parfois celles qui, à un moment décisif, font quelque chose qui change complètement la suite de l’histoire.

Pour Corgémont, ces personnes ont été Mike et Marjorie Todeschini.

Grâce à eux, une phrase qui ressemblait au départ à :

« On aimerait vraiment reprendre Corgémont, mais on ne peut pas se le permettre »

est devenue, quelques semaines plus tard :

« La Parisienne ouvre à Corgémont. »

Et rien que pour cela, nous leur serons longtemps reconnaissants.


Alors, simplement : merci


Nous souhaitions consacrer cet article à cette histoire parce qu’il nous semblait important que les personnes qui viennent aujourd’hui dans notre magasin sachent aussi comment il a pu voir le jour.

Alors :

Merci Mike. Merci Marjorie.

Merci de nous avoir écoutés.

Merci d’avoir cru en notre projet.

Merci d’avoir accepté de prendre part à cette aventure alors que rien ne vous y obligeait.

Et surtout, merci de nous avoir donné la possibilité de faire ce que nous aimons : fabriquer du pain, des croissants et nos produits chaque jour pour les habitants de la région.

Grâce à votre confiance, La Parisienne fait désormais aussi partie de Corgémont.

Et nous espérons pouvoir y faire vivre cette boulangerie encore très longtemps.


Depuis le 16 septembre 2026, une nouvelle page de notre histoire s’écrit au 21 Grand’Rue à Corgémont.

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